LA GRANDE AVENTURE !
Les débuts du refuge
Il va être dur de raconter 3 ans alors que je n'ai pas de mémoire, surtout pour les dates. Alors on va éviter ce détail ! Au départ, j'étais installée dans une petite maison en location au lieu-dit "Baffour". Je n'avais aucune parcelle de terrain et après avoir prospecté sur place et passé des journées entières au cadastre de la commune, je n'étais pas plus avancée. Pourtant ce n'était pas faute d'en voir des terrains qui ne servaient à personne et qui étaient en friches depuis des années. Alors, étant d'un caractère très têtu, j'ai décidé de "squatter" les biens sectionnaux de mon lieu-dit aux grands cries de ses habitants qui pour une majorité étaient contre. Ce fut le début des hostilités !!! Vous êtes prêts pour un petit séjour au Far West ? et bien c'est parti...

Au quotidien on me détruisait les clôtures. Fils électriques coupés, piquets arrachés, chevaux souvent en dehors des parcs. On me mettait également la pression avec les chiens. Dans le village, il y avait 5 à 6 chiens en dehors des deux miens qui étaient laissés en liberté. Et bien comme par hasard, ce n'était qu’eux qui laissaient des crottes par terre. On est venu photographier le devant de ma maison avec les crottins des chevaux et fait circuler dans le village une pétition afin de m'expulser ! Cela n'a pas aboutit heureuse- ment. Les gendarmes eux-mêmes étaient sceptiques quant à ma qualité de savoir m'occuper des chevaux !!! C'était tellement plus simple... Et bien sûr, un matin vint la première catastrophe. Un appel de la gendarmerie m'avertit qu'avait eu lieu un accident et qu'un camion avait heurté un cheval. En l'occurrence il s'agissait d'une de mes juments, Lumock. Elle était parquée avec 2 autres chevaux, Wadji et Dugrillon. La veille, j'avais remplacé tous les fils de clôture par un fil galvanisé résistant à une pression de 2 tonnes ! Ceci afin d'apporter la preuve que ce n'était pas les chevaux qui détruisaient les clôtures, mais qu'on me sectionnait bien les fils. Wadji n'avait pas bougé du parc, mais Dugrillon en voulant sortir, s'est pris les sabots dans le fil et en voulant se dégager s'est ouvert au poitrail et coupé le muscle. Il a fallu lui faire sept points de sutures pour résorber en partie la plaie qui était béante. Il en a résulté deux mois de soins, ainsi qu'un oedème qui est apparu plus tard. Quant à Lumock, après avoir été heurté, elle avait disparu ! On réussit un certain temps à suivre les traces de sang qu'elle laissait dans la neige, mais petit à petit, comme il neigeait beaucoup, on ne voyait plus les traces. Plus d'une heure après l'accident, j'ai été averti par téléphone de l'endroit où elle se trouvait. Elle saignait de la bouche et des naseaux et j'étais persuadée qu'elle allait mourir. Bien entendu, je n'avais aucun moyen de transport pour la ramener et moi qui pensais bêtement au début qu'en créant une association de ce genre, je pourrais compter sur la solidarité des gens, je savais aujourd'hui qu'il n'en était rien !!! Il a donc fallu ramener Lumock à la longe et faire trois kilomètres pour arriver à la maison. Dugrillon avait été recousu sur place par le vétérinaire et lui a parcouru un kilomètre et demi pour arriver jusqu'à ma cour qui a servi "d'infirmerie" provisoire. Là aussi on se demande en quoi sont fait les gens ? Ce n'est pas faute d'être entouré de granges, écuries et étables en tout genre, mais là non plus, personne n'a voulu prêter ou louer un bâtiment afin que les chevaux puissent être soignés dans de bonnes conditions. Au contraire, c'est à ce moment là qu'on est venu photographier en douce le devant de ma maison et les crottins pour essayer de me faire expulser !!!
La cour, transformée en "infirmerie" avec Kévin, mon plus jeune fils,
prenant soin de Lumock et Dugrillon se trouvant au fond.
Contre toute attente, c'est l'agriculteur de Baffour, Patrice et sa femme Christiane, qui m'ont tendu la main en premier. On m'avait pourtant assez dit qu'à cause des agriculteurs, je ne trouverais jamais de terrains ! Ils m'ont prêté un terrain à côté de ma maison et les chevaux ont pu finir leur convalescence d'une façon plus décente. N'ayant aucun bâtiment pour stocker le foin, Patrice m'a proposé de le mettre sous son hangar. Début 2004, après l'été de sècheresse que l'on a connu, il m'a fait bénéficier d'un transport d'arrivage de foin d'Espagne afin de partager le prix du transport qui se montait à 5000 francs sans le foin bien sûr. Cela m'a donc coûté que la moitié, plus le prix du foin que j'avais commandé bien sûr. Par la suite, quand je me suis installée sur les nouveaux terrains que j'ai aujourd'hui, il m'a tout de suite proposé de me prêter un champs de 3 hectares après qu'il l'a fauché et ce, tous les ans. Les chevaux bénéficient aujourd'hui d'un parc faisant près de 6 hectares et d'un autre de 7 hectares !
Revenons à notre histoire. Durant tout ce temps, je n'avais pas abandonné mes recherches pour les terrains et je dois dire qu'elles devenaient de plus en plus fructueuses ! C'est tout à fait par hasard que je compris que depuis le début je me trompais en demandant aux personnes qui avaient des terrains, si elles voulaient bien les vendre. En fait, il fallait leurs demander si elles voulaient les prêter ! Et là, les choses ont commencé à bouger. Il a suffit d'un seul oui pour que d'autres personnes suivent et d'autres encore... et dans le lot, ils y en a même qui ont voulu vendre ! C'était parti, le refuge avait ses premiers terrains. Malheureusement, là encore ce fut des cadeaux empoisonnés !!! Ho, pas de la part des personnes qui ont généreusement mis à disposition leurs terrains, mais le gros problème était que ces terrains étant abandonnés depuis plus de 40 ans voire bien plus, la nature ayant repris ses droits, l'eau des sources s'écoulant joyeusement sur les terrains, c'étaient devenus des marécages. Et qui pouvait s'intéresser aux marécages ? Mais oui les chasseurs bien sûr !!! L'état des terrains je le connaissais et remettre tout cela en état ne me faisait pas peur, même si le travail était titanesque, mais si j'avais pu me douter de ce qui allait suivre, je crois que je ne m'y serais jamais attelée.
Voici un petit aperçu des terrains avant.

Eh oui c'est bien connu, l'amour fait faire des miracles !
Ces terrains, je les ai trouvés environ fin 2003 et il fallait absolument faire quelques travaux avant d'y emmener les chevaux. Pourtant, j'ai pris la décision de les y mettre malgré tout en avril 2004. Et de travaux, il n'y en avait pas eu de fait ! A passer mon temps à réparer les clôtures et rattraper les chevaux enfuis, je n'avais plus de temps pour le reste. Pourtant à cette époque, j'avais un peu d'aide. Deux personnes, Christelle et Alain étaient là presque tous les jours pour m'aider, mais à force, ils se sont découragés et je les comprends. Mon caractère ne s'améliorait pas avec ce que certains faisaient subir à des chevaux qui avaient tous des problèmes avec l'humain ! A l'époque, je crois qu'il était de plus en plus dur de me supporter ! Bref, je décidais d'installer les chevaux sur ces terrains qui à l'époque ne méritaient pas le nom de pâture. Ils ont pataugé durant une année dans la boue et ont mangé de la "merde". Ils étaient donc suivis régulièrement par le vétérinaire et avaient des compléments alimentaires avec le foin de façon à absorber tous les éléments nutritifs dont ils avaient besoin. Le prix de tout cela, je ne vous en parle même pas ! Il n'était pas question qu'ils subissent seul cette galère, alors moi aussi je me suis installée sur les terrains avec eux, sous une petite tente de camping. Je pensais qu'en m'installant avec mes chevaux, afin de les surveiller de près, nous allions enfin être tranquille ! Eh bien non ! Comme je vous l'ai dit plus haut, j'avais envahi l'espace des chasseurs ! Et là... je ne vous dis pas, la vraie galère a commencé. Comment surveiller plusieurs hectares en permanence ? Impossible et pourtant, j'étais là jour et nuit ! On a même tiré une première fois en l'air au milieu des chevaux et ensuite six fois dans ma direction. Les chevaux, morts de peur, avaient détruit la clôture et s'étaient enfuis. Moi tête baissée, je me suis dirigée en direction des coups de feu pour aller réparer la clôture, mais je peux vous dire que je n'en menais pas large. Pourtant je me suis dit que si je baissais les bras à ce moment là, c'était foutu et que tout mon rêve s'écroulerait. Alors pas question. J'étais venue là pour faire quelque chose de bien et d'utile et ce n'était pas quelques "abrutis" qui allaient tout foutre en l'air !!!
Et la gendarmerie dans tout çà me direz vous ? Eh bien justement parlons-en ! A l'époque de l'accident de Lumock avec le camion, les gendarmes avaient établi un procès verbal et m'avaient dit que des personnes préviendraient certainement la S.P.A. et autres protections animales, les gens parlant beaucoup et racontant n'importe quoi. En effet, quelques temps plus tard, je reçu la visite d'un inspecteur de la protection équine me disant qu'il avait été mandaté pour voir mes animaux. Il prit des photos de chaque cheval ainsi que du foin et au fur et à mesure qu'on se dirigeait vers de nouveaux parcs, il disait ne pas comprendre pourquoi on l'avait dérangé lui, étant l'inspecteur de tout le sud-est alors que la personne local aurait très bien pu faire cette inspection. Il comprenait encore moins la "cabale" qu'il y avait contre moi, car tous les chevaux étaient en parfait état. Le seul conseil qu'il m'a donné ce jour là, était de ne pas me laisser "déborder" et prendre plus de chevaux. Pour moi, c'était déjà établi de me limiter à un maximum de 15 chevaux. Plus tard, lorsque je reçu une convocation au tribunal pour divagation de chevaux et maltraitance, je suis tombée de haut. J'ai tout de suite rappelé cet inspecteur pour lui dire ce qui m'arrivait et lui demander s'il était d'accord pour m'envoyer les photos qu'il avait prises, n'ayant pas eu ni le temps, ni les moyens de photographier moi-même mes chevaux à l'époque. J'ai constitué un dossier pour le tribunal et le jour de l'audition, j'étais fin prête ! Ce jour là j'appris que c'était la gendarmerie qui avait appelée la S.P.A. et que c'était les gendarmes qui avaient pris des photos du bac d'eau gelée le jour de l'accident. Il était 7 heures du matin et étant en plein hiver, il était normal que l'eau soit gelée ! C'est l'heure à laquelle j'arrivais pour leur mettre le foin et l'eau. En plus les gendarmes lorsqu'ils ont envoyés le procès verbal, n'avaient pas voulu prendre en compte la détérioration volontaire de clôture. Il avait fallu à l'époque que je fasse intervenir leur supérieur pour qu'ils se déplacent et constatent sur place les faits avec photos à l'appui. Ils n'ont pris ma plainte que 4 jours après les faits. La bonne surprise au tribunal, fut que l'inspecteur avait envoyé un courrier avec son rapport au juge ! Je suis ressortie du tribunal et là, j'ai eu la joie et le plaisir de m'arrêter tout de suite à la gendarmerie de la Chaise-Dieu pour "remercier" les gendarmes d'avoir prévenu la S.P.A. et que c'était grâce à cela que j'avais été relaxé ! Je peux vous dire que depuis ce temps, à chaque problème que je rencontre, je porte plainte systématiquement auprès d'eux et même quelquefois, auprès du procureur de la république directement, quand je vois que les gendarmes hésitent à prendre ma plainte. Le pire que j'ai connu avec eux a été le jour où j'ai été confronté avec le président des chasseurs de la Chaise-Dieu. Il a reconnu "officieusement" devant un gendarme connaître le nom des deux chasseurs qui m'ont tirés dessus mais a refusé de citer leurs noms ! L'enquête en est restée au point mort et personne n'a jamais été inquiété !!! Je ferme ce chapitre et reste sceptique quant à l'équité des forces de l'ordre.
Malgré le travail harassant et l'hostilité constante de beaucoup de personnes, j'arrivais quand même à vivre des moments de bonheur intense au milieu de mes animaux. Ayant subit un matin une inondation à cause de la montée de la rivière, je décidais de changer d'emplacement et le mauvais temps arrivant, d'acheter mon premier marabout afin de m'installer d'une façon plus définitive. J'avais encore la location de ma maison à Baffour, mais n'y allais presque plus. J'avais vraiment le désir pressant de ne plus quitter les chevaux, car je craignais trop pour eux, mais en même temps, je ne savais pas si j'arriverais à tenir le coup en plein hiver sans eau, sans électricité, ni chauffage. Au départ, je n'étais qu'une citadine et avais eu une vie aisée, ne connaissant pas les privations et vivant dans un confort largement au-dessus de la moyenne ! Serais-je capable d'aller jusque là ? Rien n'était moins sûr. Mais j'avais deux formules magiques en ma possession ! La première est « qui ne tente rien, n'a rien » et il faut la faire suivre immédiatement et très régulièrement avec « quand on veut, on peut ». Croyez-moi, elles se sont révélées toutes les deux très efficaces. Pour le premier hiver, j'ai installé un vieux fourgon sous le marabout et mis un sommier et un matelas surélevés pour y dormir. Mais très vite, je me suis aperçue que je ne pourrais pas passer tout l'hiver comme cela. Il se faisait un effet de condensation et des gouttes tombaient sur le lit. J'ai donc évacué le fourgon et installé à la place des palettes à même le sol ainsi que sur les côtés et le dessus du lit. Tout cela recouvert de rideaux, couvertures et tissus en tout genre. J'avoue que certaines nuits, j'ai eu trop froid et suis rentrée dormir à Baffour où il n'y avait plus de chauffage (j'avais fait couper l'électricité et le téléphone par économie), mais je n'avais pas l'humidité des terrains.
Le campement au premier hiver
Entre temps, trois adoptions avaient eu lieu. Wadji, 7 ans, était parti en premier dans une famille habitant à côté du Puy en Velay. Je ne me faisais pas de souci, car il vivrait tranquille avec deux poneys. La famille adoptante me paraissait très bien. Poupette et Pipan étaient partis dans une autre famille où le terrain et le foin ne pouvaient pas manquer, les parents de l'adoptante étant agriculteur. L'urgence était toujours d'évacuer l'eau des terrains. Le travail était facilité par le fait que les chevaux avaient mangé "l'herbe" et que je voyais un peu mieux là où il fallait creuser.
Je reçu un appel au environ de fin septembre 2004 de la famille adoptive de Wadji. Le propriétaire du terrain qu'on leur prêtait, voulait le récupérer et ils n'avaient donc plus assez de place pour garder les poneys et le cheval. Ils me demandaient de garder Wadji en pension en attendant de trouver un autre terrain. Wadji est donc revenu parmi nous mais j'avoue que j'ai eu un pincement au cœur lorsque je l'ai vu arrivé. Il avait beaucoup maigri et je m'aperçu que ses vaccins n'étaient pas à jour. Pire, lorsque je l'ai sortie en promenade, il mangeait les orties, signe de manque d'alimentation au pré. Lorsque j'ai fait venir le vétérinaire, il était de mon avis que Wadji ne devait pas repartir si sa famille d'accueil retrouvait des terrains. Malheureusement, je n'ai pas eu assez de temps avant l'hiver pour le retaper comme il faut. A l'époque, nos terrains étant encore très humides, une nuit en voulant passer la rase, Wadji est tombé et n'a pas eu assez de force pour se relever. Je l'ai retrouvé au matin, mort la tête dans l'eau (voir son histoire dans la rubrique ils nous ont quittés).

Mon pauvre Wadji, tu as été mon pire chagrin.
Tu n'aurais jamais dû partir de cette façon !!!
Après sa mort, ce ne fut plus jamais pareil. J'avais déjà perdu beaucoup d'illusion par apport aux gens, mais là c'était pire. Malgré la fatigue, je continuais ces “saloperies de rases” du façon encore plus acharnée. J'ai passé jusqu'à 12 heures par jour à piocher, à pelleter et à finir la journée à quatre pattes dans la boue à finir de gratter avec les mains, trop épuisée pour soulever la pioche, afin que cette fichue flotte s'écoule dans la rivière. J'en voulais à la terre entière, car si on m'avait laissé tranquille, j'aurais eu plus de temps pour remettre ces fichus terrains en état avant d'y amener les chevaux !!! En janvier 2005 n'en pouvant plus, j'ai demandé à Anne si elle pouvait venir deux à trois fois par jour surveiller les chevaux afin d'aller voir Paula 2 ou 3 jours dans le Gard J'avais vraiment besoin de partir un peu après plus de 2 ans de travail acharné. Arrivée là-bas j'appelais Anne deux fois par jour pour voir si tout allait bien. J'étais partit le vendredi et devait rentrer le dimanche soir. Ne me sentant pas de reprendre la voiture ce jour là, je n'ai repris la route que le lundi matin. Anne avait vu les chevaux pour la dernière fois le dimanche midi et ne l'ayant pas prévenu de mon retard, n'y est pas retournée sachant que je rentrais le soir. Lorsque je suis arrivée au campement, je n'ai retrouvé que Mira dans le parc. Les clôtures étaient détruites sur plus de la moitié de l'enclos qui était de 5 hectares à l'époque. Deux jours avant de partir, j'avais eu une nouvelle livraison de foin que j'ai retrouvé entièrement débâchée et la bâche lacérée et inutilisable. Il était inutile d'aller récupérer les chevaux avant d'avoir refait la clôture. J'ai passé plus de deux heures la remettre à peu près en état, mais je ne pouvais pas traîner plus car j'avais peur de ne pas retrouver les chevaux avant la nuit. Je partis donc à leur recherche, mais à cette époque ils n'étaient pas aussi soudés qu'aujourd'hui. Je commençais par trouver un groupe de 3 chevaux qu'il fallu ramener à pied bien sûr, puis en trouvais 2 autres il en manquait encore 9 et la nuit commençait à tomber et le brouillard aussi pour tout arranger. Mais j'eu la chance d'en retrouver encore 4. Après... Malheureusement je n'ai pas retrouvé les cinq manquants et je dus me résigner à attendre que le jour se lève pour les retrouver. A 23 heures ce 16 janvier 2005 l'alerte des pompiers a retenti. Un homme au volant de sa voiture venait de percuter Airelle alors qu'il pénétrait dans la Chaise-Dieu (limitation de vitesse 50km/h). Il y avait du brouillard. A la vitesse où il roulait, il ne risquait pas de voir la jument ! Il a fini sa course 300 mètres plus loin pendant que mon Airelle mourait. Elle partit en quinze minute. Lui n'a rien eu... C'était ma jument. Achetée dans un centre équestre, elle était parfaite. Un caractère en or et d'une gentillesse... Malheureusement la "pourriture" de certains êtres dit "humains" ne s'arrête pas à ce genre de détail !

Voici mon Airelle.
Elle avait 17 ans et était en pleine forme !
Ta présence me manque ma douce !
Tu es à jamais dans mon cœur.
Il est toujours aussi dur pour moi de vous parler de ça. J'ai à chaque fois l'impression de les perdre une seconde fois. Alors ne m'en voulez pas si je reste silencieuse quelques jours lorsque je vous raconte ces faits. Surtout dans les cas de figure où la mort d'un animal n'est pas naturelle et qu'on l'a doit à la méchanceté, la bêtise ou l'ignardise humaine !!! De là, je ne peux pas très bien vous dire ce qui s'est passé par la suite, mais en février, est survenu la mort de Malick, petit cheval barbe, que sa propriétaire m'avait mis en pension au mois de septembre 2005. Nouveau coup dur, car j'étais persuadé, malgré l'âge de Malick, au moins 35 ans, qu'encore une fois on s'était vengé sur mes animaux. J'ai donc appelé la DDSV (direction des services vétérinaire) ainsi que mon vétérinaire qui ont diagnostiqué une rupture d'anévrisme. Peut-être la plus belle mort que l'on puisse souhaiter à un cheval... Pourtant je ne le crûs vraiment qu'au moment où on a soulevé Malick pour l'emmener et que je n'ai vu aucune blessure (je pensais éventuellement à un coup de fusil).

Adieu petit Malick, tu étais vraiment gentil !
Pour en finir avec ces tristes nouvelles, je dois hélàs vous parler de Roméo, petit chien trouvé sur les terrains du refuge. J'ai mis
2 jours à pouvoir l'approcher et ensuite, ce fut une histoire d'amour sans fin ! D'après le vétérinaire, il avait moins d'1 an lorsque je l'ai trouvé. Je voulais lui trouver une famille adoptive, mais il s'y prit tellement bien qu'au bout d'une semaine, il n'était plus question qu'il parte de la maison... Puis un jour, vint la catastrophe. Roméo avec un autre chien a visité les moutons. Ils en ont tués malheureusement. J'ai remplis le constat pour l'assurance, mais j'ai compris ce jour là que Roméo était condamné. Ici on ne rigole pas avec ce genre de chose !!! J'ai eu beau emmener Roméo partout où j'allais et ne pas le quitter d'une semelle, je n'avais plus de mur pour le garder enfermé la nuit et il ne faut pas me demander d'attacher un chien ou n'importe quel autre animal, j'en suis incapable (c'est viscérale chez moi). Un matin, en me réveillant, je n'ai pas trouvé Roméo à côté de moi comme à son habitude. Malgré mes nombreux appels, il restait introuvable. Je reçu un coup de téléphone une heure plus tard de Christiane, l'agricultrice de Baffour (dont je vous ai déjà parlé au début de ce récit), me disant que Roméo était au bord de la route. Je crois qu'elle n'a pas eu le courage de m'annoncer qu'il était mort.
A ta mémoire petit ROMEO,
Paix à toi et au petit mouton...
J'en ai enfin fini des catastrophes de 2006 en ce qui concerne mes compagnons, mais pour le reste, ça ne fait que commencer... Il me reste à vous parler des débuts de 2007. Je vais vous parler de Anne un peu plus. C'est une personne très réservée qui a combattu toute sa vie contre la maltraitance animale. Pendant un an, elle m'a soutenue, venant chaque fois que j'avais besoin (et c'était souvent à cause des clôtures), elle a été une des premières adhérentes et comme elle savait que je n'avais pas les moyens de me nourrir, m'apportait de temps à autre des petits plats mitonnés par son mari Jean-Claude. Je ne compte pas le nombre de fois où sous
prétexte que je lui apportais mon linge sale à laver, j'étais invitée à manger avec eux et je pouvais prendre une douche. Jusqu'au jour ou Laetitia et David, sont arrivés et se sont permis de lui faire des réflexions non fondées. Il faut bien connaître Anne, ayant un caractère un peu spécial et une façon de dire les choses qui peuvent paraître désagréable. Elle maintient dur comme fer qu'elle se moque complètement des gens y compris moi-même et que ce qu'elle fait, c'est uniquement pour les animaux. Et même si c'était vrai... ? Je préfère fréquenter quelqu'un comme çà plutôt que des gens qui vous passent de la pommade dans le dos et qui n'en pense pas moins ou profite de vous... Elle est pourtant des fois très dure avec moi. J'ai l'impression qu'elle ne comprend pas que je puisse craquer et que je suis incapable pendant plusieurs jours de m'occuper des animaux. Pourtant je peux vous dire que plus d'une fois j'ai été au-delà de mes limites. Je ne suis qu'une femme de 50 ans, 1m65 pesant 48 kg et je culpabilise assez dans ces moments là pour ne pas avoir en face quelqu'un qui me répète mes obligations. Je ne risque pas de les oublier car je ne vis que pour cela ! Alors quand cette dispute avec le couple de jeune est arrivée, je n'ai pas réagi de suite. La veille au soir, je m'étais ébouillantée les deux jambes et une partie des fesses (j'étais assise quand c'est arrivé) en remplissant mes bouillottes pour dormir et pendant la nuit il y eu un vent effroyable. Évidemment, comme à chaque fois que le temps est mauvais, toutes les choses à l'intérieur du marabout (grande tente militaire), tremblent, bougent et arrivent même parfois à tomber. Ce qui fut le cas cette nuit là et une grande étagère remplie de verre tombât et tous les verres se sont cassés. Anne quand elle est arrivée n'a même pas jeté un coup d’œil à mes brûlures (deuxième et troisième degré quand même), et a tout de suite râlé à cause du verre qui traînait par terre et qui pouvait blesser les chiens. Elle n'avait pas tort, sauf qu'elle n'a pas cherché à comprendre pourquoi le verre n'avait pas ramassé. David et Laetitia, venant d'arriver et voulant m'aider à soigner mes plaies, n'avaient pas encore eu le temps de le faire. Ils ont pris tout de suite la mouche et lui ont mal parlé. Elle a ramassé le verre et elle est partie sans rien dire, mais je savais très bien que plus jamais elle ne serait comme avant. Le couple de jeune a fait comme tant d'autres personnes. Après être venus une dizaine de fois, je ne les ai plus revu. En prime j'eu le droit de me faire insulter parce que j'avais payé la castration de leur chien Valgan (110 euros) et que je ne pouvais pas le garder car il était fugueur ! Ils ont gagné en échange de leur travail un lave-vaisselle et une chambre à coucher d'une valeur de 2000 euros environ. A cette époque, j'avais du mal à faire travailler des personnes sans rien leur donner en échange. Je peux vous dire que tous les meubles et biens que j'avais, sont partis de la même façon ! Anne est restée dans son coin pendant près d'un an et aujourd'hui elle n'est présente que pour des choses qui ne lui demande pas trop d'investissement personnel. Je le comprends et le respecte et n'oublie pas ce qu'elle a fait auparavant.
J'ai embauché plus de 5 personnes pour travailler à l'association, payées de 7 à 10 euros de l'heure. A chaque fois je me suis retrouvée devant des hommes qui faisaient moins de travail que moi, m'abîmaient ou cassaient les outils, faisant le travail à moitié et surtout venant quant ils en avaient envie et non quand j'avais besoin. Je voulais trouver quelqu'un qui ferait 5 heures de travail par semaine, afin de faire le plus dur. Deux ans de pioche pour évacuer l'eau des terrains faisait que j'étais déjà très fatiguée. Eh bien croyez le ou pas, ici je n'ai pu trouver personne de valable. Je ne pouvais accepter de payer quelqu'un qui travaillerait à moitié alors que je n'avais pas assez d'argent pour me nourrir moi-même.
Deux personnes seulement ont tenues du début jusqu'à cette fin d'année 2006. Tout d'abord Élodie. Elle avait 14 ans lorsque j'ai commencé le refuge et dès qu'elle pouvait venir, n'a jamais ménagé sa peine dans les rases et autres travaux pénibles. Elle serait toujours présente à ce jour si sa mère n'était pas impliquée dans l'affaire qui suit. Il y avait également mon ex belle fille Sandrine Salès qui m'a beaucoup aidé un certain temps. Elle était toujours là en cas d'urgence et n'a pas regardé à faire du stop pour venir à chaque fois que j'avais besoin. Elle habitait à 45 km
Un jour, oh miracle, elle me présente une jeune femme du prénom d'Alexandra qui était vraisemblablement intéressée pour travailler au refuge en étant payée. Et c'est parti pour un nouvel essai sans aucune illusion de ma part. Finalement je découvre quelqu'un de très motivée et travaillant bien. J'avais un peu d'argent de côté, car le mois d'avant j'avais organisé des journées portes ouvertes et mis en place une vente de charité au profit du refuge. J'en avais tiré 700 euros et ça devait m'aider à payer une partie du foin. Alexe habitant elle aussi à 45 km du refuge, je décide de lui avancer l'argent pour une voiture afin qu'elle puisse se déplacer sans problème en cas de besoin. Puis une maison étant disponible sur la Chaise-Dieu, elle et son amie ont eues très envie de quitter la ville pour vivre à la campagne. Je décide d'avancer également l'argent pour la caution de la maison. Tout l'argent passa dans l'achat de la voiture, de l'assurance et la maison alors que moi-même je m'interdisais ce luxe. Que n'aurais-je pas fait pour avoir enfin quelqu'un de sérieux pour m'épauler ! Et la sentence tomba !!! Elle demanda d'abord plusieurs jours pour déménager (ce qui était normal), puis elle avait des papiers à faire, puis milles excuses encore pour ne pas venir travailler... et le bouquet fut qu'elle ne pouvait plus venir car elle avait trouvé un CDI. Elle était RMIste et je comprends que pour elle c'était une occasion, mais moi j'avais dépensé tout l'argent que j'avais pour qu'elle vienne travailler pour moi et non chez quelqu'un d'autre. Ma propre voiture était en train de me lâcher et désolée de vous dire cela, mais je n'étais pas là pour aider des personnes en difficulté. Chacun son boulot, moi je suis là pour sauver des animaux ! Impossible de récupérer la voiture que, bien sûr comme une idiote, j'avais mise à son nom. Pour la location de la maison heureusement j'avais été un peu plus "prudente". Ces deux personnes n'ayant aucun revenu et les propriétaires de la maison étant des amis, je m'étais portée garante à une condition. Que je sois co-locataire avec Alexandra. Il était convenu que je viendrais de temps en temps prendre une douche et laver mon linge. Comme il y avait 2 chambres dont une avec accès sur l'extérieur sans passer par l'entrée principale, je décidais de prendre celle-là. Alors, étant co-locataire, j'ai fait "valoir" mes droits. Il était hors de question que ces "demoiselles" vivent tranquillement dans une maison et roulent dans une voiture que j'avais payées ! D'autant plus que moi j'étais à pied, la voiture ayant rendu l'âme quelques jours auparavant ! Alexe n'avait été travailler que 4 jours dans son nouveau job et s'était fait virée. Ce n'était pas pour autant qu'elle venait travailler au refuge. Elle m'a prêté "sa voiture" qu'une seule fois et encore en rallant. Alors je passais à l'attaque. Je venais tous les jours à la maison, rentant par la porte principale, m'installant avec elles dans le salon avec mes bottes pleines de boue, venant dans la cuisine quand elles y étaient, bref je ne leur laissais que très peu d'intimité sauf quand j'étais au refuge bien sûr. Comme toutes personnes habituées à vivre au dépend des autres, Alexandra MARTORANA et Cindy sa compagne, se levaient au plutôt vers midi . Je me faisais un "plaisir" de frapper à leur porte de chambre à 7 heures du matin pour pouvoir me rendre à la salle de bain. Au bout de 2 jours, elles avaient changé la serrure ! Ce genre de "parasite" ne doute de rien ! Avertit, le propriétaire leur intima l'ordre de remettre la serrure et leur expliqua les bases de la co-location. Elles étaient furieuses de se rendre compte que j'étais en mesure de leur "pourrir" la vie en toute l'égalité. Elles ne mirent pas longtemps pour aller passer une semaine chez mon fils et bien sûr Sandrine me donna tort et trouva que je n'étais pas très sympa avec elles ! Plus tard, Alexe me tendit généreusement les clefs de la voiture, me disant que je pouvais la récupérer. Je compris tout de suite pourquoi. La voiture était en panne ! La carte grise était encore au nom de l'ancien propriétaire et elle ne m'a jamais rempli les papiers pour procéder au changement à la préfecture. Ma chambre était la seule pièce pouvant être complètement indépendante car donnant sur l'extérieur. Je pouvais donc fermer à clefs et leurs refuser l'accès. Cela aussi ne leurs a pas bien plu. Quand elles repartirent quelques jours, j'enfermais dans ma chambre leur lecteur DVD, une collection de DVD ainsi que leur magnétoscope. Je leur ai laissé sur la table de la cuisine une note comme quoi je me permettais de détenir leur matériel et que je leur restituerais le jour où elles me rendraient l'argent qu'elles me devaient. J'avais bien fait signer une reconnaissance de dette à Martorana, mais je savais aujourd'hui que n'étant pas solvable, je ne pourrais jamais récupérer cet argent. Un jour que je travaillais sur les terrains, je vois Alexe débarquer avec un mec, sourire aux lèvres, me proposer que cet homme travaille pour moi. J'ai refusé en disant que toutes personnes de sa connaissant ou connaissant Sandrine ne seraient jamais le bienvenue chez moi. Elle ne manquait vraiment pas de toupet ! Lorsque je suis rentrée le soir je compris tout de suite le petit sourire sur ses lèvres... Ils avaient cassé la porte de ma chambre et tout foutu en l'air ! A l'époque, je n'avais pas les moyens de me nourrir normalement. J'avais 2 ou 3 boites de conserves, un paquet de riz et de pâtes, et de la blédine pour bébé. Ils avaient ouvert et renversé les conserves sur mon lit en y mélangeant la blédine ainsi que les pâtes et le riz. Je n'avais plus rien à manger. C'était tout ce qui me restait pour finir le mois et il restait 15 jours à tenir !!! Ils avaient versé de la javel dans mes placards, là où j'avais rangé les seules affaires potables qui me restaient ! De la javel aussi dans un gros poste de radio CD K7, renversé et cassé un autre lit. Encore aujourd'hui, je reste sous le choc de l'état dans lequel j'ai retrouvé ma chambre !!! Et puis le choc passé, je m'aperçus que je n'avais plus de télé ni de magnétoscope ! Ils avaient volé mes propres affaires !
A l'époque j'avais embauché un jeune de 17 ans Romain, qui travaillait depuis 1 mois avec moi. Je lui ai demandé de ne toucher à rien. Il a donc fallu trouver un autre endroit pour dormir. Je peux vous dire que je n'ai pratiquement pas fermé l’œil de la nuit. Le lendemain matin, quand les gendarmes sont arrivés pour constater les dégâts et dès qu'ils ont eu fini de prendre des photos dans toute la maison, Romain se précipita vers le lit cassé car il y avait son sac en dessous et dedans les 40 euros que je lui avais donné la veille. Tellement obnubilée par mon problème de nourriture et étant habituée depuis plus de 2 ans à n'avoir jamais d'argent, j'avais complètement oublié que quelques jours auparavant Jean-Louis, un ex petit ami, m'avait prêté 1600 euros. J'avais déposé 400 euros à la banque pour un découvert et il me restait 1200 euros pour payer une partie du foin (sans facture bien entendu). Je les avais mis dans la table de nuit qui était renversée par terre. Je me précipite, ouvre le tiroir et là horreur... plus d'argent. C'était une véritable catastrophe !!! Cela peut étonner certaines personnes, mais j'ai toujours acheté ce qu'il fallait pour les animaux et payé ce que je devais avant de faire des courses pour moi. J'appris par une voisine que Sandrine Salès était avec Alexandra Martorana et Patrice Boris. Il n'y avais pas Cindy avec eux.. Ils furent tous les trois appréhendés le jour même et après 48 heures de garde à vue, ils ont avoué et les gendarmes ont récupéré mes affaires. Par contre tous ont nié pour l'argent. Personne n'était au courant ! Mlles SALES, MARTORANA et leur copain BORIS ont toujours eu des problèmes de drogue, (je ne l'ai su pour Alexe qu'après l'avoir embauché). Je suis persuadée qu'une partie de l'argent a servit à rembourser des dettes de "chite". En attendant, je fus convoqué 2 fois par les gendarmes et ils ont fait pression sur moi de me mettre en garde à vue si je mentais à propos de cet argent ! Même Romain a été menacé de garde à vue ! Pourtant ils avaient auditionné Jean-Louis qui avait apporté la preuve d'un retrait en espèce quelques jours auparavant sur son compte ainsi que la reconnaissance de dette que je lui avais signé. Pour eux c'était suspect puisque la somme retirée ne correspondait pas à celle prêtée (Jean-Louis avait retiré également de l'argent pour lui) ! Ce n'est que plusieurs jours après que je sus chez qui mes affaires avaient été récupérées. Ce fut le second coup de massue reçu en pleine figure ! Elles avaient été retrouvées chez Christine COTREL, la mère d'Élodie, une femme seule avec 7enfants que j'aidais régulièrement. J'avais fait sa connaissance il y a plus de 5 ans auparavant et l'avais aidée à quitter son compagnon qui buvait et lui tapait dessus. Pourtant cette même femme 15 jours auparavant disait haut et fort que si elle rencontrait une des ces trois filles, elle leur dirait ce qu'elle pense, que c'était une honte d'avoir abusé de moi de cette façon etc... Pire encore car le soir où ça c'est passé c'est la seule que j'ai été voir pour lui dire et elle est venue jusque chez moi pour se rendre compte des dégâts et on a discuté plus d'une demi-heure. Encore à ce moment là, si elle était vraiment mon amie comme elle le prétendait, elle aurait dû me dire la vérité. Mais non ! Quand les gendarmes ont débarqués chez elle et que plus tard ils l'ont auditionnée, elle a fait bêtement l'ignorante à dire que les filles voulant déménager, elles étaient venues lui demander si elles pouvaient laisser des affaires chez elle en attendant de pouvoir les récupérer. Soi-disant, elles craignaient que je les abîme. Quand j'ai porté plainte, je me suis portée partie civile et il me semble que j'aurais dû être avertie de l'endroit où se trouvait mes affaires. Mais bien sûr que non, personne ne m'a rien dit... et quand j'ai été au courant et que j'ai appelé les gendarmes pour leur expliquer les faits, ils m'ont dit que c'était trop tard car ils n'avaient plus le dossier, celui-ci étant parti au tribunal pour le jugement. Je devais en parler lors du procès et seul le juge pourrais décider s'il y avait lieu de la poursuivre... Le procès a eu lieu en décembre 2006, BORIS a été condamné à 100 euros de dommages et intérêts, SALES à du T.I.G (travail d'intérêt général) et 300 euros de dommages etc... et MARTORANA T.I.G également et 400 euros etc... etc... Quant à COTREL, ce n'était pas lors du procès qu'il fallait intervenir mais lors de l'enquête ! Encore une fois, merci messieurs les gendarmes !!! Cette personne détient encore aujourd'hui chez elle, des affaires m'appartenant et refuse de me les rendre, sans être aucunement inquiété ni par la justice, ni par les gendarmes. Conclusion, il vaut mieux ne rien faire dans la vie et dépendre de la société, car au moins on a le droit à des avocats gratuitement. En touchant 1200 euros par mois et en me privant de tout pour mes animaux, j'ai largement assez pour vivre aux yeux de l'administration et si je n'ai rien pour moi c'est que je le veux bien. Sans commentaire, puisque c'est la vérité... On s'étonne après ça que certaines personnes préfèrent les animaux aux humains... moi pas... puisque j'en fait parti.
On ne peut pas dire que les débuts de l’année 2007 débutèrent bien. A part la condamnation de ces 3 « filous » (ça me faisait de belles jambes…) mars fut un mois catastrophique ! Un matin, comme d’habitude, je distribue les seaux de granules aux chevaux et Lumock manque à l’appel. Dès que tout mon petit monde à fini, je pars à sa recherche et ne la vois nul part. Bizarre… Aucun fil abîmé et toutes les clôtures sont en état ! Quel coup tordu on avait encore trouvé pour me pourrir la vie ??? Après l’avoir cherché pendant plus de trois heures, je retourne au campement prête à aller à la gendarmerie pour signaler cette disparition vraiment pas normale. Je décide de préparer la gamelle des chiens avant, ne sachant pas si j’en aurais pour longtemps. En allant à l’arrière du marabout, là où sont entreposées les boites des chiens je vois Lumock allongée dans la boue. Je me précipite et la trouve en vie. Merci mon Dieu. Malheureusement, je n’arrive pas à la faire se relever et elle me parait épuisée. Je n’arrive pas à comprendre comment je n’ai pu la voir quand je faisais les seaux ! J’appelle tout de suite le vétérinaire en même temps que les pompiers et l’agriculteur, afin qu’avec le tracteur de ce dernier on puisse la soulever et l’installer plus confortablement sur du foin bien sec. C’était fait quand le vétérinaire est arrivé et en la consultant, je sentais bien qu’il était sceptique. Elle avait 31 ans et n’avait pas choisi l’endroit idéal pour se coucher… En dehors d’avoir prit froid, elle s’était certainement épuisée à essayer de se relever ce qui ne présageait rien de bon. On se donna 24 heures avec le vétérinaire pour voir l’évolution. Comme je maudissais ces foutus terrains toujours pas terminés, comme je me maudissais de ne pas pouvoir travailler plus encore, comme je maudissais la terre entière de n’avoir pas pu encore construire des abris. Encore une fois de plus, la culpabilité m’envahissait… pourtant je savais bien que je faisais déjà le maximum, mais tous ces morts… quand est-ce que ça s’arrêterait. Ceux qui me disaient que je m’y étais mal prise en faisant venir les chevaux avant d’avoir les structures, me revenait à l’esprit et dans ces moments là, j’étais tentée de croire qu’ils avaient raison… Pourtant je savais bien que sans les chevaux avec moi, personne ne m’aurait fait confiance, personne ne m’aurait prêté de l’argent ou avancé du matériel et que comme je n’avais pas le moindre centime disponible, je n’aurais jamais pu commencer le refuge. Sauf qu’encore une fois, il fallait assumer cette décision et le poids devenait bien lourd !!! Natascha qui était devenue la nouvelle secrétaire du refuge après les « saloperies » de Sandrine, fut formidable ce soir là quand elle fut au courant. Elle vint avec son beau-fils Romain et une copine à elle Céline et nous voilà à minuit en train de construire un abri provisoire à ma pauvre Lulu. Entièrement recouverte de foin et de plusieurs couvertures, abritée par une tonnelle bâchée de plastique, je passais toute la nuit à ses côtés. Dans l’après-midi, le vétérinaire est repassé et comme je lui dis que Lumock avait mangé et que ma foi, elle n’avait pas de fièvre, il renouvela la perfusion en me disant toutefois que si le lendemain elle ne pouvait toujours pas se mettre debout il faudrait arrêter. Deuxième nuit à ses côtés et l’espoir, l’immense espoir, que le lendemain elle se lève… ce n’est hélas pas arrivé et il a bien fallu se décider…
Adieu ma Lulu, on a passé de bons moments toutes les deux.
Je ne peux pas dire que j’ai eu le temps de me remettre de la mort de ma Lumock car une nouvelle catastrophe arriva !!! En juin 2006, j’étais passé au tribunal suite à une plainte contre 3 de mes chiens pour divagation d’animaux dangereux et destruction d’un poulailler et de son contenu. C’était vraiment n’importe quoi, puisque les gendarmes appelés sur place n’ont constaté aucun cadavre mais ont photographié deux de mes chiennes dans le poulailler en train de jouer tranquillement avec les poules et les lapins… Je vous raconte cette anecdote car je suis pratiquement persuadée que ce qui suit à un rapport avec cette histoire. Je reçois par courrier en recommandé, une lettre du tribunal donnant le verdict de ce passage chez eux. J’étais condamnée à verser 50 euros d’amende pour divagation. Quant au reste, ce monsieur était purement et simplement débouté de sa demande alors qu’il espérait toucher 3000 euros de dommages et intérêts. Mes chiennes étaient tellement féroces qu’elles auraient découpé son grillage avec leurs petites dents !!! Le lendemain, comme par hasard, je trouve la porte de ma clôture ouverte… La nuit tombe, il manque encore des chevaux à l’appel et bien sur un brouillard à couper au couteau… Je revivais la même angoisse que pour Airelle et ça n’a pas raté. Ce coup-ci, ce fut Poupette. Une horreur !!! Fracture au postérieur, elle perdait son sang et le veto mit plus d’une heure à arriver. Elle resta debout jusqu’à la fin, endurant la souffrance… Encore aujourd’hui j’ai du mal à trouver les mots pour vous le raconter.
Je m’aperçois que j’écris, j’écris et que seulement 3 années ont passé. Je vais donc essayer d’être plus brève sinon vous allez y passer votre vie…Donc, évitons les détails du travail qui malheureusement, même aujourd’hui, n’est toujours pas fini. Durant 3 longues années je me suis amusée à dire aux gens que je m’étais mariée avec une pioche et que j’aimerais bien divorcer…. Je pense que cela résume tout à fait la situation du travail sur les terrains ! Milieu 2007, il y a eu l’histoire de Loriot. Petit chien récupéré à la S.P.A., je l’ai pris car il avait lui aussi passé des années derrière les barreaux. Mais si son histoire s’arrêtait là, il n’aurait peut-être pas souffert le martyr… Il était très peureux et la seule chose qu’il savait faire face à sa peur était de fuir. On se doute des raisons de cette peur irraisonnée… Il était prévu que je le prenne pour qu’il ne meure pas derrière les barreaux, mais ce n’était pas pour tout de suite. La S.P.A. m’appelle pour me dire que Loriot a été déménagé par erreur dans une autre cage où un autre chien ne l’a pas supporté. Loriot était massacré ! Dans un état pitoyable, recousu de partout, j’ai vite été le chercher car s’il devait partir, autant qu’il parte à la maison qu’enfermé seul à la S.P.A... Je l’ai emmené le lendemain chez mon veto car je ne le trouvais vraiment pas en forme et les plaies étaient vraiment vilaines. Il a fallu l’anesthésier pour pouvoir nettoyer ses plaies, couper de la chair qui était nécrosée et recoudre des plaies qui avaient été oubliées par le remplaçant du vétérinaire de la S.P.A. Autant vous dire que celui là, je ne lui ferais pas une bonne publicité car il a vraiment fait le minimum pour ce pauvre chien. La S.P.A. s’en est bien rendu compte, mais leur vétérinaire habituel n’était pas là quand c’est arrivé. Au bout d’une quinzaine de jours, on pouvait dire qu’il était sorti d’affaire. Même s’il restait plusieurs plaies en voie de cicatrisation, il n’y avait plus trace d’infection et Loriot recommençait à s’alimenter normalement. Moi qui déteste attacher un chien au bout d’une laisse, j’étais contrainte de le faire avec lui car il avait peur de tout. Pourtant avec le temps qui passait, dans certains endroits je le lâchais et il restait parmi nous. J’étais sûr qu’avec le temps il retrouverait un peu d’autonomie et de liberté. Loriot fut un de mes pires cauchemars qui me rappelle toujours qu’il ne faut jamais être sur de rien !!! Il est arrivé ce que la SPA redoutait le plus. Un jour en sortant de chez moi avec Loriot en liberté (ça faisait plusieurs jours que je le faisais), un camion est arrivé. Mort de peur, il s’est enfui et a été retrouvé que 8 jours après… Plusieurs personnes l’ont aperçu durant ces 8 jours, mais aucune n’a réussie à l’approcher. Dès que je reçu le coup de fil pour venir le chercher, je n’y croyais plus et on m’a dit qu’il était en vie. C’était miraculeux !!! Arrivée sur place, j’ai vite déchanté car Loriot était mourrant. J’appelais de suite le vétérinaire afin qu’il passe à la maison d’urgence. Pose de perfusion et tout le reste, mais le vétérinaire n’avait pas grand espoir, il fallait attendre… S’il arrivait à se réalimenter, il pouvait s‘en sortir. Malheureusement, je pense que ce petit père n’avait plus envie de se battre et il fallu prendre la décision de ne plus l’embêter. Plus d’un an après, je m’en veux toujours autant que ce jour là, car je suis entièrement responsable de ce qui lui est arrivé. Depuis, plus aucune certitude ne m’anime, car pour moi, certitude peut-être synonyme de mort… Très dur l’apprentissage de la protection animal !

Pour le reste, l’année 2007 n’a pas été plus rose que les autres années. J’ai même l’impression que certaines personnes s’acharnent à passer leur temps à essayer de détruire ce que je mets si longtemps à construire !!! C’est en juin que j’ai appris à faire mes premiers pas sur le monde d’Internet, mais avant cela, il faut que je vous reparle de Natascha. J’ais fait sa connaissance en 2006 et à l’époque elle me paru quelqu’un de très bien. Même si nous n’avions pas forcément les mêmes idées en ce qui concernait la protection animale, elle était elle aussi à fond dans cette cause et faisait le maximum pour contribuer à ça. Avec tout ce qui m’était arrivé, je suis d’abord restée assez méfiante et me suis tenue à distance, mais au fil du temps, je dois dire que cette femme m’a fascinée par son dynamisme, sa positivité, ses idées. J’avais l’impression qu’elle n’avait qu’à lever le petit doigt pour que des miracles s’accomplissent. C’était enivrant… Elle m’a redonné la force d’y croire. De nouveau je me sentis des ailes et ça m’a beaucoup aidé à relever la tête et à continuer à foncer dans le tas. J’avais appris par elle tous les bruits qui pouvaient circuler sur moi et ce n’était vraiment pas reluisant !!! Contrairement à ce que je pouvais penser, non seulement on ne m’oubliait pas, mais je pense que ceux qui ne m’aimaient pas devaient m’en vouloir encore plus de ne pas avoir baissé les bras…
Elle m’épaula comme jamais personne ne l’avait fait jusque là. Elle passa des nuits entières sur son ordinateur à parler de l’association sur des forums et des blogs, c’est elle qui me créa le premier site Internet et un blog sur Windows live, lorsque je n’allais pas bien, je pouvais débarquer chez elle et lui parler durant de longs moments. Comme à l’époque je vivais encore sur les terrains, combien de fois ai-je pu me prélasser dans un bain moussant et trouver des affaires propres chez elle… A une époque, on me tapait tellement dessus moralement parlant que pendant une semaine j’ai pris des tranquillisants et suis restée plus que vaseuse. Elle venait tous les jours pour jeter un coup d’œil aux chevaux et nourrir les chats et les chiens. Sans permis de conduire et habitant à 25 kilomètres du refuge, je peux vous dire que ça n’a pas dû être facile à gérer tous les jours pour elle car en plus elle avait un gamin de 3 ans à surveiller constamment et une maladie grave. Vous comprendrez pourquoi ce qu’elle a fait pour moi relevait du miracle. C’était d’ailleurs bien trop beau pour que cela dure !!! Pas avec la « pouasse » qui m’a poursuivit toute ma vie… Et en effet, un jour cela prit fin, mais pas du tout comme j’aurais pu l’imaginer !!! Malgré les nombreux contacts sur le net, rien ne se mettait vraiment en place. Toujours personne pour venir aider, toujours pas d’argent qui rentrait à part ma dizaine d’adhérents que j’avais déjà depuis les débuts du Refuge. Alors se construisit le blog sur Windows live. Entre mes journées de boulot sur les terrains et les nuits sur l’ordinateur, je peux vous dire que j’ai vite fini par m’épuiser… Ne connaissant rien à Internet et encore moins au monde des blogueurs, je n’ai certainement pas su me protéger comme j’aurais dû. J’aurais mieux fait de faire comme Nat me l’avait dit, de ne pas aller chercher des « amis » et m’embêter à aller mettre des commentaires chez ceux qui en mettaient sur le blog du Refuge. Mais non !!! J’en ai fait qu’à ma tête car il faut toujours que j’aille jusqu’au bout des choses que j’entreprends et j’ai eu le malheur de mélanger le refuge et mes sentiments personnels… Plusieurs blogueurs à l’époque soutenaient beaucoup le refuge en faisant régulièrement des billets pour le faire connaître. Quand l’une d’entre eux a voulu fermer son blog parce qu’elle était déçue du comportement de certains, je m’en suis mêlée en enlevant de mon blog tous les « amis » du refuge en signe de soutient. Comme elle n’allait pas bien, je lui propose de venir passer quelques jours au Refuge pour se changer les idées et se reposer. Ce qu’elle fit, accompagnée d’une amie à elle. J’avais demandé à Natascha si elle voulait bien les héberger dans son appartement vide, mais elle ne voulait pas y laisser des personnes qu’elle ne connaissait pas et je la comprends oh combien !!! Finalement après avoir fait leur connaissance, elle leur proposa de venir dans cet appartement. Babeth et Nana, ont donc passé huit jours entre chez moi et chez Nat. Durant leur séjour, elles sont passées 2 ou 3 fois au Refuge. Un jour, je débarque chez Nat sans prévenir, comme à mon habitude, et retrouve tout le monde là-bas. Je me sens très vite mal à l’aise et malgré que j’avais pensé passer l’après-midi avec Nat, étant crevée (je venais de poser les tuiles sur le toit avec Michel et Jean-Marie 1 ou 2 jours avant) l’ambiance était tellement malsaine, que je suis restée 1/4 d’heure et finalement suis repartie. Après leur départ, ce n’est pas faute d’avoir essayé de savoir auprès de Natascha ce qui n’allait pas… Je lui ai même fait part du jour ou je me suis sentie si mal chez elle quand les 2 femmes étaient là. Je lui ai même demandé si elles étaient contente de leur séjour, qu’est-ce qu’elles avaient pensé du Refuge, de moi etc… Mais rien. Les réponses étaient toujours les même. Tout allait bien, je me faisais des idées, elles n’avaient rien dit de spécial etc, etc…
Pourtant je restais convaincue au fond de moi que quelque chose n’allait pas. Quinze jours après leur départ d’ici, Babeth fait un billet sur le refuge. Je ne vais pas vous en donner les détails car ses accusations étaient vraiment dégueulasses, mais je peux vous dire qu’elle a réussi à mettre le doute dans la tête de beaucoup de personnes et il a fallu que je passe des jours et des nuits entières à mettre sur le net tous les papiers administratifs et les comptes afin que les gens puissent juger par eux-mêmes. Le pire, ce n’est pas ce qu’a fait cette femme, je m’en moque, j’ai l’habitude de la méchanceté et de la bêtise humaine. Le pire a été la trahison de Nat !!! Nous étions amies depuis 1 an et demi, je la considérais comme ma sœur, elle qui défendait bec et ongle le refuge dès qu’on disait du mal de moi, elle qui avait toujours été à mes côtés en cas de coup dur, cette même personne d’un seul coup se rangeait derrière l’avis de Babeth !!! Elle disait qu’en temps que secrétaire, elle m’avait fait confiance puisque nous étions amies, mais qu’elle n’avait jamais lu les statuts du refuge et ne savait pas si j’étais en règle. Pourtant quelques jours auparavant encore, elle avait les papiers entre les mains et n’avait pas voulu les lire. Comme ces deux femmes qui pendant les 3 jours qu’elles sont restées ici avaient tout le loisir de consulter les papiers du refuge puisque je les avais mis à leur disposition !!! Mieux encore. Elle clamait qu’elle était étonnée qu’il n’y eu pas de compte bancaire au nom du refuge alors qu’elle le savait depuis le début et que mon numéro personnel de compte était enregistré sur les statuts. Je ne pouvais ouvrir le compte de refuge qu’en septembre 2007 et elle en connaissait les raisons. Elle dit aujourd’hui que si le compte existe c’est grâce à elle… Nous sommes en 2008 je ne m’explique toujours pas l’attitude de Natascha. Qu’est-ce qui a bien pu se passer entre elles trois pour que d’un seul coup, elle me trahisse à ce point ? Je suis devenue du jour au lendemain une manipulatrice, une arnaqueuse, enfin j’en passe et des meilleurs… Je ne sais toujours pas ce que les deux autres ont pu lui raconter pour qu’elle en arrive là et ne le saurais jamais, car je ne peux pas m’expliquer avec une personne qui est persuadée que je l’ai manipulée. Par expérience je sais que c’est peine perdue… Encore une fois également j’y ai laissé des plumes puisqu’un peu avant cette histoire je lui avais prêté un peu d’argent qu’elle ne m’a pas rendu… Une autre blogueuse s’est acharnée contre moi et s’acharne toujours d’ailleurs. C’est Mya. Contre toutes ces personnes et d’autres qui se sont rajoutées au fil du temps, j’ai été obligé de porter plainte pour harcèlement, mais surtout diffamation. Malheureusement, ce genre d’affaire est très longue et pendant ce temps, le travail de sape continu sur le net malgré toutes les preuves affichées. Je sais seulement depuis quelques jours, qu’elles font courir le bruit que les papiers mis en ligne sont trafiqués. Pourquoi si elles sont si soucieuses de la vérité ne demandent-elles pas les originaux à la sous-préfecture qui les envoie automatiquement à toutes personnes voulant les obtenir ? Ce n’est pas la vérité qu’elles veulent. C’est tout simplement détruire !!! Pourquoi ??? Là j’avoue que je n’ai pas la réponse et que ça restera un mystère. Que dire après cela… Le travail qui commençait enfin à se mettre en place, grâce encore une fois à Natascha et comportant un petit nombre de jeunes bénévoles qu’elle connaissait s’est arrêté. Il ne m’est donc resté que le choix de continuer mon chemin seule une fois de plus… Sauf qu’un mal irréparable cette fois-ci a été fait et que plus jamais de ma vie je ne m’autoriserais à avoir confiance à 100 %. Pourtant j’ai fait la connaissance de personnes formidables sur le net qui mériteraient vraiment que je leur fasse confiance les yeux fermés, mais je ne peux plus !
Il est évident qu’après l’épuisement physique de ces 3 ans et demi plus ce qui m’arrivait moralement à ce moment là a fait qu’en décembre il a fallu que je me rende à l’évidence. J’avais perdu en tout 8 kilos et ne tenais plus debout. Moralement je n’avais plus cette motivation et cet acharnement qui m’animaient jusque là et je baissais les bras…. J’appelais Paula Loïs, vice-présidente de mon Refuge mais Fondatrice et Présidente elle-même d’un des plus grand Refuge de Chevaux dans le Gard et lui demandais de venir chercher les chevaux car je n’étais plus en état physique et moral pour continuer de m’en occuper. Pour moi, le rêve prenait fin à partir de ce moment là et j’avais décidé de ne rien faire pour me soigner et de me laisser mourir car sans ce combat, je n’avais plus envie de vivre…
Ce sont une petite bande de blogueurs qui m’ont redonnés courage et remis le pied à l’étrier !!! Mais la suite, vous pourrez aller la lire dans les nouvelles du Refuge.
Merci à tous ceux et celles qui ont eu le courage de lire cette histoire jusqu’à la fin. Je vous souhaite une bonne continuation de lecture sur ce site et espère vous y revoir bientôt pour y prendre de nos nouvelles.
Amicalement à tous.
Claire